Les erreurs du premier séjour à Tokyo

Un premier séjour à Tokyo se rate rarement sur les visites. Il se rate sur la logistique, sur des détails qu’on ne soupçonne pas avant d’y être. Voici les huit erreurs qui reviennent le plus souvent. Pour le reste, le guide d’OKJapan explique pourquoi visiter Tokyo, combien de jours prévoir et où dormir.
Croire que Tokyo se traverse
C’est l’erreur qui gâche le plus de journées. Tokyo n’est pas une ville qu’on parcourt à pied d’un quartier à l’autre. Deux endroits qui semblent proches sur une carte peuvent demander quarante minutes de train et deux changements.
Le remède est simple : une seule zone par demi-journée. Asakusa le matin, Ueno l’après-midi, parce qu’ils se touchent. Shibuya et Asakusa le même jour, c’est une journée passée dans les transports.
Acheter un JR Pass pour rester à Tokyo
Le JR Pass est conçu pour les longues distances, le Shinkansen entre les grandes villes. Un séjour qui ne sort pas de Tokyo ne le rentabilise jamais, parce que l’essentiel des déplacements se fait en métro, qui n’appartient pas à JR.
Il vaut le coup dès qu’on prévoit Kyoto ou Osaka. Pour Tokyo seul, il ne sert à rien.
Partir sans carte de transport rechargeable
Acheter un ticket à chaque trajet fait perdre un temps considérable et oblige à recalculer le tarif à chaque fois. Une carte Suica ou Pasmo se recharge une fois et s’utilise partout, métro, bus, et dans une bonne partie des commerces.
C’est la première chose à faire en arrivant, avant même de sortir de la gare.
Ne pas prendre de liquide
La carte bancaire passe de mieux en mieux, mais beaucoup de petits établissements n’acceptent que les espèces : restaurants de quartier, temples, marchés, machines. Se retrouver devant un comptoir sans espèces arrive vite.
Les distributeurs des supérettes acceptent les cartes étrangères, contrairement à beaucoup de distributeurs bancaires.
Tomber en pleine Golden Week sans le savoir
Fin avril et début mai, une série de jours fériés rapprochés met tout le pays en vacances en même temps. Même chose à la mi-août pour l’Obon. Les prix montent, les trains se remplissent et les réservations disparaissent.
Ce sont des dates à vérifier avant de poser les billets, pas après.
Réserver « à Tokyo » sans regarder la gare
Une chambre bon marché à quarante minutes de la première ligne utile coûte plus cher qu’elle n’en a l’air, en transports et en fatigue. Le critère à regarder n’est pas l’arrondissement mais la distance à pied jusqu’à une gare desservie par plusieurs lignes.
Emporter une valise trop grande
Beaucoup de gares se prennent par des escaliers, les chambres sont petites, et les consignes automatiques ont des dimensions limitées. Une grande valise transforme chaque déplacement en épreuve.
Un bagage qu’on peut monter d’une main change complètement le séjour.
Ignorer ce qui ne se dit pas
Le pourboire n’existe pas et met mal à l’aise celui qui le reçoit. On ne mange pas en marchant, on ne téléphone pas dans le train, on ne parle pas fort dans les transports. Rien de tout cela n’est affiché, et personne ne fera de remarque.
Ce sont des règles faciles à suivre une fois qu’on les connaît, et c’est en les ignorant qu’on se fait remarquer.


